Les journalistes sportifs maliens ont pris part, ce mercredi 7 octobre 2026, à une session de formation consacrée aux modifications des Lois du jeu initiée par la Femafoot. Cette formation leur a permis de mieux comprendre les nouvelles dispositions sur les pertes de temps, l’intervention de la VAR, les fautes tactiques, le hors-jeu entre autres.
En cette veille du démarrage de la Ligue 1 pro Orange du Mali, la Femafoot ne pouvait offrir un meilleur cadeau à la presse sportive que cette session de formation sur les lois du jeu à travers les nouvelles modifications.
La maîtrise des Lois du jeu est indispensable pour analyser correctement une rencontre et expliquer les décisions arbitrales au public. C’est dans cette optique que plus de 80 journalistes sportifs maliens ont suivi une formation sur les modifications introduites pour la saison 2026/2027.
Le Comex de la Femafoot à travers la Commission Centrale des Arbitres a ratissé large pour édifier la presse sportive malienne. Au présidium, pour la cérémonie d’ouverture, on notait la présence du 2e vice-président de la Femafoot (Me Famakan Dembélé), du président de la Commission Centrale des Arbitres (Koman Coulibaly)n du Directeur du Département de l’Arbitrage (Dramane Danté), de L’instructeur National - CAF (Ibrahim Aboubacrine Haidara), de l’instructeur CAF IT-Vidéo (Samir Kria) et président de l’Association des Journalistes Sportifs du Mali (Oumar Baba Traoré).

Pendant 3 heures d’horloges, Ibrahim Haidara a édifié et éclairé la lanterne des participants sur les principales nouveautés adoptées par l’International Football Association Board (IFAB). La majorité de ces changements vise à limiter les pertes de temps et à préserver le rythme des rencontres.
Ainsi, lorsqu’une équipe retarde volontairement l’exécution d’un coup de pied de but, l’arbitre peut désormais lancer un décompte visuel de cinq secondes. Si le ballon n’est pas remis en jeu avant la fin du décompte, un corner est accordé à l’équipe adverse.
La même procédure s’applique aux rentrées de touche. En cas de retard volontaire et de dépassement du délai de cinq secondes, la touche revient à l’adversaire.
Les journalistes ont également été édifiés sur la nouvelle procédure concernant les remplacements. Une fois le changement signalé, le joueur remplacé doit quitter le terrain dans un délai de dix secondes. S’il tarde, son remplaçant doit attendre le premier arrêt de jeu intervenant après une minute de temps effectif avant de pouvoir entrer.

Concernant les blessures, un joueur de champ qui reçoit des soins sur la pelouse ou dont la blessure entraîne l’arrêt du jeu doit rester en dehors pendant une minute après la reprise. Des exceptions sont toutefois prévues en cas de blessure grave, notamment à la tête, de collision impliquant le gardien, de choc entre deux joueurs de la même équipe nécessitant des soins, ou lorsque la blessure résulte d’une faute sanctionnée par un carton jaune ou rouge. Cette disposition doit permettre au personnel médical de mieux évaluer l’état du joueur tout en réduisant les interruptions. Le joueur blessé autorisé à tirer un penalty est également exempté.
UN ACCENT PARTICULIER SUR LA VAR
L’implication de la VAR dans certaines situations manifestement erronées a constitué un autre point important de la formation.
L’assistance vidéo peut désormais intervenir lorsqu’un deuxième carton jaune erroné entraîne l’expulsion d’un joueur. Elle peut aussi corriger une erreur d’identité lorsqu’un carton jaune ou rouge est présenté au mauvais joueur.
Les compétitions peuvent également autoriser la VAR à vérifier un corner manifestement accordé à tort. La correction doit toutefois être immédiate et ne pas retarder la reprise du jeu.
Un protocole expérimental permet aussi à la VAR d’examiner certaines fautes commises par l’équipe attaquante avant l’exécution d’un corner ou d’un coup franc. Pour être examinée, la faute doit avoir une conséquence directe sur un but, un penalty ou une importante sanction disciplinaire.
Les participants ont cependant été invités à retenir que la VAR ne décide pas à la place de l’arbitre. Elle constitue seulement un outil d’assistance. La plupart des actions sont contrôlées sans interruption, à travers une « vérification silencieuse ». Si une erreur claire et manifeste est détectée, la VAR peut recommander une révision, mais la décision finale revient toujours à l’arbitre central.
COMPORTEMENTS ET SANCTIONS DISCIPLINAIRES
La formation a également abordé les nouvelles dispositions relatives au comportement des joueurs et des membres du staff.
Selon l’option choisie par l’organisateur de la compétition, un joueur qui quitte le terrain pour protester contre une décision arbitrale peut recevoir un carton rouge. Un joueur, un remplaçant ou un membre du staff qui encourage l’équipe à abandonner la pelouse peut également être expulsé.
Lorsqu’une équipe provoque ainsi l’arrêt définitif de la rencontre, elle peut, en principe, être déclarée perdante par forfait.
Dans une situation conflictuelle avec un adversaire, un joueur qui se couvre la bouche pour dissimuler des propos provocateurs, insultants ou discriminatoires peut aussi être expulsé, si cette disposition est appliquée par la compétition.
La « pause d’apaisement » a également été présentée aux journalistes. Ce protocole, encore expérimental, permet à l’arbitre de suspendre temporairement une rencontre lorsque les tensions deviennent difficiles à contrôler. Les joueurs rejoignent alors leur propre surface de réparation pendant que l’arbitre échange avec les capitaines et les entraîneurs.

PENALTY, DUELS ET HORS-JEU
Une clarification importante a été apportée sur la double touche accidentelle lors d’un penalty. Si le tireur glisse et touche involontairement le ballon avec ses deux pieds avant de marquer, le penalty doit être retiré. Si le ballon n’entre pas, un coup franc indirect est accordé à l’équipe adverse.
Au-delà des modifications, la formation a permis de revenir sur l’interprétation des duels et des contacts. Tous les contacts ne sont pas automatiquement punissables. L’arbitre doit notamment prendre en compte la force, l’intensité, la vitesse, le point de contact et le danger créé pour l’adversaire.
La différence entre une position de hors-jeu et une infraction de hors-jeu a aussi été rappelée. Un joueur en position de hors-jeu n’est pas sanctionné par l’abitre. Il ne commet une infraction que s’il intervient activement dans l’action.
À travers cette session agrémentée par des séances vidéos pratiques, les journalistes sportifs maliens ont ainsi renforcé leurs connaissances en matière d’arbitrage. Une meilleure maîtrise des Lois du jeu devrait leur permettre d’apporter des analyses plus justes, plus précises et plus pédagogiques au public.
Malgré l’évolution de la technologie, trois éléments demeurent au centre de l’arbitrage : la loi, l’esprit de la loi et l’intelligence de l’arbitre.
