La recherche du résultat immédiat.
De 1960 à 1992, la Côte d'Ivoire, cette grande nation qui a connu plusieurs générations de footballeurs talentueux, n'a remporté qu'un seul trophée continental.
De 1992 à 2015, 23 ans après le premier sacre des Éléphants au Sénégal, c'est encore un seul trophée que les Ivoiriens ont gagné. La moisson est bien maigre.
Quand un pays a des talents comme Laurent Pokou, François Zahoui, Youssouf Fofana, Alain Serge Maguy, Abdoulaye Traoré, Kader Kéita, Didier Drogba, Didier Zokora, Yaya Touré, Gervinho, Wilfried Zaha, Nicolas Pépé... Il devrait remporter au moins 5 CAN. Hélas, cela n'est pas le cas de la Côte d'Ivoire qui de 1960 à ce jour n'a gagné que 2 couronnes continentales. Et cela, parce qu'au pays des Éléphants, on privilégié la recherche du résultat immédiat. On ne pense pas à travailler sur le long terme. Pour preuve, en 30 ans, il n'y a aucun entraîneur des Orange-Blanc-Vert qui a joué deux CAN avec la sélection de Côte d'Ivoire.
Chez nous, on a horreur de travailler dans la continuité. On est habitué au changement perpétuel.
Le jour où les dirigeants de la FIF comprendront que le résultat immédiat est contre-productif parce qu'ils veulent qu'on dise qu'ils ont eux aussi gagner le tournoi continental, et qu'ils s'inscriront dans la continuité, les Éléphants glaneront de nombreux lauriers.
L'exemple de l'équipe de France est là pour attester que ce que nous pensons est vrai. En effet, les techniciens français, qui ont remporté les Coupes du monde en 1998 et en 2018, ont connu des échecs avant de connaître la gloire. Malgré les difficultés qu'ils ont rencontrées, les présidents de la Fédération de française de football (FFF) ne les ont pas remplacés après une aventure infructueuse. Ils leur ont permis de poursuite la tâche qui leur a été confiée. La persévérance dans l'effort a permis à la France de gagner des titres majeurs.
Il est temps, grand temps, que ceux qui dirigent la discipline reine travaillent dans la continuité pour bâtir une équipe forte capable de gagner la CAN 2023 qui aura lieu dans 17 mois en Côte d'Ivoire. Pour ce faire, il faut simplement améliorer l'existant et non le détruire.
Repartir à zéro, faire table rase du passé, conduira inéluctablement dans l'impasse. 2023, c'est demain. Gardons les acquis de 2022. Il faut un nouveau départ, mais dans la continuité.