Ligue des champions : J’ai assisté à la mise à mort cruelle du PSG par le Réal

J’ai vraiment de la peine pour cette équipe de Paris qui rêve grand mais qui demeure un projet marketing. 

J’ai noté la grosse colère des dirigeants du football ivoirien face à la décision de la FIFA et de la CAF de revenir sur les parrainages pour les candidats à la présidence de la FIF. 

 

 

Je les comprends tellement. Je demande pardon aux dirigeants de clubs, « le médicament est amer, mais buvons-le ».

J’ai noté que Bruno, le Twitto solitaire, l’ex-patron des 200, a décidé de frapper fort. A un moment donné, il faut agir. Sans état d’âme. 

 

À l’année prochaine pour un autre rêve. Paris, la ville-lumière, plongée dans le noir, une fois de plus. Mois de mars cruel. La ligue des champions est du haut niveau. Nous aimons le football pour les émotions, pour les sensations qu’il procure. Le PSG est passé très près de l’exploit. Un match d’une grande sérénité, au sens tactique, technique et collectif pendant les quarante-cinq premières minutes. Et puis, le trou noir en seconde mi-temps. Le souvenir douloureux. Retour à la réalité. Le football, c’est certes les joueurs de grands talents, la qualité individuelle des athlètes mais un match se gagne mentalement et collectivement. Le Réal l’a montré. Paris l’a appris. 

 

Dans l'univers de l'élection à la Fif

 

À Abidjan, nous en sommes encore à l’état d’ébullition des dirigeants de clubs. Ils fulminent toujours contre les faîtières, FIFA et CAF qui demandent de revenir sur la lettre et l’esprit de l’article 47, relatif au parrainage des candidats. Oh, qu’est-ce que je les comprends. En les regardant le mardi 8 mars 2022, à la sortie de la rencontre d’information avec la présidente du comité d’organisation, j’ai revu la scène de Marcoussis-Klebert en janvier 2003. La communauté internationale imposait un premier ministre au pouvoir d’alors. Colère, frustration, mots très durs. Le grand chef lui-même est contrarié. Longue réunion avec ses proches à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris. Alors que nous l’attendions sur le plateau de TV Côte d’Ivoire international, on l’apprend plus tard, il avait décollé de Paris. Abidjan bouillonnait. Silence bruyant pendant deux mois. Puis, « Médicament amer ». 

Les dirigeants du football ivoirien sont face à la communauté internationale ou du moins ceux que le Sphinx rayonnant de Daoukro appelait « les petits commis ». Mais ils sont nocifs et toxiques. Nous avons une CAN à organiser. Nous devons sortir de la longue crise qui paralyse le football ivoirien. Nous devons savoir aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est de regarder la Côte d’Ivoire. Colère compréhensible, mais soyons réalistes. La tête qui dit « oui » n’a pas de problème.

 

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